Marjorie Delassus, Martin Thomas, Boris Neveu et Marie-Zélia Lafont représenteront la France aux Jeux Olympiques de Tokyo. © Radio France
Tous les quatre ans, les courses de sélection olympique de canoë-kayak réservent leur lot d’émotions. 2020 n’a pas fait exception à la règle. Ces courses de sélection se sont ajoutées au calendrier avec le report des Jeux Olympiques de Tokyo à l’été 2021. Des systèmes complexes de bonus avaient été mis en place et ont longtemps brouillé la lecture des résultats durant ces quatre jour de stress intense au stade d’aux-vives de Pau. Tout s’est finalement joué ce dimanche.
En C1 hommes, Martin Thomas a gagné sa place à la pagaie
On attendait une lutte à trois entre le champion olympique sortant Denis Gargaud-Chanut, le champion du monde 2019 Cédric Joly et Martin Thomas, vice-champion d’Europe 2019. C’est ce dernier qui a tiré son épingle du jeu grâce à sa victoire lors de la 2e course vendredi.
Interview Martin Thomas
Le Jarnacais Martin Thomas © Maxppp
- Martin Divisek En C1 dames, la surprise Marjorie Delassus
Chez les Delassus, le canoë-kayak se pratique en famille. Tous licenciés au Pau Canoë Kayak Club Universitaire, ils étaient trois à prendre part à ces courses de sélection : Marjorie (22 ans), Anatole (19 ans) et Doriane (18 ans) ; leur sœur Natacha (21 ans) était elle chargée des parcours de reconnaissance en amont des courses. Si Anatole Delassus a brillé en gagnant la 3e manche en kayak, c’est bien sa grande sœur Marjorie qui récolte les lauriers et un ticket pour Tokyo ! La Paloise, très régulière, a notamment remporté la première course dès vendredi, avant de prendre une 3e et une 4e place sur les courses suivantes. Elle a dû attendre l’arrivée de ses concurrentes, qui ne devaient pas gagner, pour exulter et célébrer avec sa famille et ses amis présents en nombre.
Interview Marjorie Delassus
La Paloise Marjorie Delassus. © Maxppp
- David Le Deodic En K1 hommes, Boris Neveu profite de ses bonus
Le Bigourdan Boris Neveu peut souffler. "Protégé" par des bonus avant ces courses, il est passé tout près de connaître une troisième désillusion - après 2012 et 2016 - la faute à des concurrents très décomplexés et dangereux. Le Bagnérais n’a pas remporté la moindre course (10e, 3e et 8e), mais il aurait fallu qu’un de ses concurrents soit capable d’en remporter deux pour lui piquer le siège pour Tokyo. Mathurin Madoré et Benjamin Rénia sont passés proches en remportant une manche chacun, mais c’est bien Boris Neveu, en reconnaissant sa chance, qui savoure sa place aux Jeux.
Interview Boris Neveu
Le Bagnérais Boris Neveu. © Maxppp
- Martin Divisek En K1 dames, Marie-Zélia Lafont repart pour un tour
L’Orthézienne Marie-Zélia Lafont est monté en puissance tout au long de ce processus de sélection. 9e lors de la première course, puis 2e, elle a finalement validé son ticket pour les JO en remportant la 3e course. Elle va donc, après Rio, découvrir Tokyo !
Interview Marie-Zélia Lafont
L’Orthezienne Marie-Zélia Lafont. © Maxppp
- David Le Deodic La "haine" de Denis Gargaud-Chanut
Malgré leurs bonus plus importants, Cédric Joly et Denis Gargaud-Chanut restent donc à quai. Une grosse déception pour le Marseillais, le plus régulier des trois favoris sur l’eau (2e, 3e et 2e), mais qui n’a pas réussi à remporter une manche. Il était particulièrement frustré ce dimanche d’être battu d’un souffle par Jules Bernardet, pas du tout en course pour Tokyo, et qui le prive par sa victoire d’une place aux Jeux.
Interview Denis Gargaud-Chanut
Denis Gargaud-Chanut, champion olympique en 2016 à Rio, ne verra pas Tokyo. © Radio France
- Damien Gozioso